C'était il y a 30 ans en France, jour pour jour...
23 Août 2014
1. Rentrée de l’Assemblée nationale : quinze jours après les sénateurs, les députés ont examiné le projet de loi sur le référendum de révision de la Constitution. Les groupes RPR et UDF ont refusé le débat et voté la question préalable déposé par Michel Debré, qui a dénoncé une « manœuvre politique ». Le ministre de la Justice Robert Badinter a répliqué en incriminant les « arrière-pensées » de l’opposition. Bien que favorable au référendum, Raymond Barre a fait sensation en rejetant pourtant le texte gouvernemental adopté dans la soirée par la majorité. Le groupe communiste a voté pour, Georges Marchais déclarant cependant auparavant qu’il existe actuellement des choses plus importantes que ce référendum.
2. Le ministre du Travail Michel Delebarre a autorisé les deux tiers des contrats d’orientation-qualification proposés par la direction de Citroën, soit 1 950 cas sur les 2 937.
3. L’hebdomadaire Le Nouvel Observateur révèle l’étendue de la collaboration qui s’est installée entre la France et l’Espagne au sujet de la question basque : Paris a procédé à l’expulsion de vingt-quatre militants basques espagnols vers des pays d’Amérique latine, l’extradition de quatre autres vers l’Espagne a été autorisée par la justice française et enfin les six cents réfugiés basques espagnols vivant en France sont fichés par les polices des deux pays.
4. Paris a échappé de peu à un attentat « à la libanaise » : une voiture piégée de vingt-trois kilos d’explosifs par Action directe devait exploser devant le bâtiment de l’Union de l’Europe occidentale (43, avenue du Président-Wilson, dans le XVIe arrondissement), mais fort heureusement le système de mise à feu a connu une défaillance. Les terroristes avaient adressé un appel téléphonique à l’AFP et à la police.